Marie Fagué / Deux déesses de l’Abondance

Agrégation_08 Marie Fagué, Le Gant de la main droite, été 86, 1986

Photographie noir et blanc
Collection : FRAC Poitou-Charentes

Marie Fagué est née en 1960 en Dordogne. L’artiste travaille conjointement la photographie et l’écriture. Son corpus de  photographies est notamment constitué de clichés en noir et blanc d’intérieurs modestes et familiers.

 

 

Deux déesses de l’Abondance, 2e siècle

Groupe sculpté, calcaire
Collection : Poitiers, Musée Sainte-Croix

Ce groupe sculpté a été découvert en 1861 par Monsieur Bouchard, dans l’ancienne rue de l’industrie (actuelle rue Grimaud) à Poitiers. Ce type de sculpture était certainement utilisé dans le cadre cultuel et rituel.

 

 

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Confrontation

La trace du temps est ici observable à  travers le physique de cette femme photographiée par Marie Fagué et elle marque la matière même de ces deux déesses antiques.  Ces déesses nous semblent familières au point qu’elles trouvent une transposition dans l’image de la femme photographiée. Elles sont toutes trois assises simplement, dans des poses ordinaires. Elles appartiennent à l’univers quotidien par-delà le temps écoulé. Dans les deux cas, nous sommes invités à reconstituer l’existence de ces figures appartenant au passé. Les formes rondes des trois femmes évoquent une présence maternelle rassurante. Concernant les déesses, la corne d’abondance fait office d’attribut. Pour la femme photographiée, c’est le torchon étendu qui joue ce rôle car il est associable à l’univers de la femme au foyer.
Des aspects proprement stylistiques contribuent à l’évocation d’une atmosphère de quiétude : les jeux de reliefs accrochant la lumière et la stylisation des mains des personnages pour le groupe sculpté, l’éclairage du visage et des mains de la vieille femme photographiée.
Dans les deux cas, malgré l’utilisation de deux techniques différentes que sont la photographie et la sculpture, l’imbrication et la superposition visuelle des éléments créent un effet de profondeur invitant ainsi le spectateur à entrer dans les œuvres. Les procédés utilisés sont donc autant un marqueur temporel qu’un moyen d’agir sur l’imaginaire du spectateur.

  Morgane Leblanc   
Master 1 CHPS, Mondes moderne et contemporain – Université de Poitiers

 

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